GP du Canada Michelin qualifications
Michael Schumacher en pole, Michelin en première ligne. C'est sous un soleil resplendissant et une température de 25 degrés que s'est déroulée la séance d'essais qualificatifs du Grand Prix du Canada. Une séance qui a été entièrement ...
Michael Schumacher en pole, Michelin en première ligne.
C'est sous un soleil resplendissant et une température de 25 degrés que s'est déroulée la séance d'essais qualificatifs du Grand Prix du Canada. Une séance qui a été entièrement dominée par Michael Schumacher, l'Allemand signant dès sa première sortie en piste un chrono qui lui assura de figurer tout de suite en haut du classement.
Son frère Ralf fut le seul, sur sa Williams-BMW aux pneus Michelin, à approcher les chronos du champion du monde. Deuxième, le jeune Allemand causait la surprise après les deux séances d'essais libres :"Je ne sais pas vraiment comment nous avons pu améliorer la voiture à ce point. Quand j'ai vu mon chrono, l'écurie m'a demandé comment j'avais fait, et je n'ai pas pu répondre!" "Nous avons eu du mal à adapter la voiture à nos pneus depuis hier, mais nous avons effectué un changement de réglage depuis ce matin et cela semble avoir bien fonctionné. En plus, la température a gagné au moins dix degrés depuis le matin, ce qui nous a aussi beaucoup aidés. De toute façon, nous n'avons jamais eu de problème avec nos pneus Michelin en course, je m'attends donc à ce que tout se passe bien demain."
C'est la deuxième fois de la saison, après le Grand Prix du Brésil, que les deux frères Schumacher partagent ainsi la première ligne de la grille de départ.
Une vingtaine de minutes avant la fin de la séance, une violente sortie de route de Rubens Barrichello contraignit les organisateurs à interrompre les essais pour quatre minutes: le Brésilien avait un peu trop escaladé le vibreur de la chicane précédant la ligne droite des stands. Sa Ferrari s'est envolée et est allée percuter le fameux "mur du Québec", celui dans lequel trois champions du monde avaient terminé leur Grand Prix en 1998.
Adouze minutes du terme de la séance d'essais, Michael Schumacher portait le coup de grâce à ses adversaires en signant un incroyable 1:15.782, plus d'une demi-seconde devant le restant du peloton. Alors que tous les pilotes avaient repris la piste pour leur dernière tentative, la Sauber de l'Allemand Nick Heidfeld heurtait à son tour le mur du Québec, causant une seconde interruption des essais. 1 minute et 35 secondes restant à jouer, seuls les premiers placés à la sortie des stands pouvaient espérer signer un chrono. Six voitures prirent la piste, mais seul David Coulthard parvint à améliorer, passant de la quatrième à la troisième place.
Derrière, Juan-Pablo Montoya, sur la seconde Williams, devait se contenter du dixième chrono. Les Jaguar Michelin étaient moins bien placées que la veille, puisque Pedro de la Rosa et Eddie Irvine étaient classés 14e et 15e.
Jean Alesi se classait 16e sur sa Prost Acer - Michelin, alors que Giancarlo Fisichella (Mild Seven Benetton Renault Sport - Michelin) était 18e.
Luciano Burti, sur la seconde Prost, était qualifié 19e, juste devant Jenson Button sur la seconde Benetton. Les deux Minardi terminaient 21e avec Fernando Alonso et 22e avec Tarso Marquès.
La journée vue par Michelin :
Pierre Dupasquier (Directeur de la Compétition) :
* Dix degrés de différence entre ce matin et cet après-midi : avez-vous été
aidés par la chaleur de la piste en qualifications ?
"Pas du tout. La preuve, certains pilotes, dont Eddie Irvine, n'ont pu égaler leur chrono de ce matin. Cela dit, nous sommes plutôt satisfaits de la séance d'aujourd'hui. Ralf Schumacher a réalisé un tour de rêve, et s'est hissé en première ligne. C'est de très bon augure pour demain. Les motoristes de BMW ont en effet beaucoup travaillé sur le système de launch control, et nous attendons le départ avec impatience."
* La piste
"Nous avons acquis quelques informations intéressantes ces deux derniers
jours, mais c'est la course de demain qui nous permettra de disposer d'une
vision globale. La piste est peu adhérente, et ses lignes droites peuvent
faire souffrir les gommes. Cela peut entraîner un phénomène de blistering
sur les mélanges les plus tendres. Enfin, la manière de passer les chicanes
détermine le temps au tour. Les pilotes, néanmoins, seront bien plus
prudents en course demain."
* Types A et B adaptés
"Comme nous l'envisagions hier, certains de nos partenaires ont choisi de
partir avec des gommes tendres, d'autres avec des gommes dures. En fait,
tout dépend du set-up choisi par les ingénieurs, et surtout de l'utilisation
de l'antipatinage. Ce système, en effet, peut dégrader les pneus arrière
très rapidement. C'est une donnée tout à fait nouvelle pour nous. A Monaco,
l'usure plus importante que prévue était d'ailleurs due en grande partie à
ce phénomène."
* Pneus neufs ou rôdés en qualifications ?
"Toutes les monoplaces équipées de pneus Michelin ont choisi de partir avec
quatre pneus neufs cet après- midi."
* La stratégie, demain ? "Montréal est souvent une course à un seul arrêt, mais on ne sait jamais..."
-Michelin
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